Vous retournez le paquet dans tous les sens : nom, marque, format, code-barres, date… puis cette petite suite de chiffres souvent bien cachée sous la boîte ou près d’une soudure.
Tous ces repères ne servent pas à la même chose : le code-barres identifie la référence, le numéro de lot vous dit si c’est bien votre paquet qui est concerné.
Le code-barres retrouve la référence
Quand un rappel concerne l’intégralité d’un produit, un simple scan du code-barres suffit généralement à vous fixer.
Attention cependant : un même code-barres reste souvent utilisé pendant des années, sur plusieurs séries de fabrication différentes. Un scan peut donc remonter positif pour un rappel qui date de deux ans, sans que votre exemplaire, acheté récemment, soit concerné. Le code-barres identifie le produit, pas le moment où il a été fabriqué : c’est le lot qui confirme si l’alerte s’applique réellement à ce que vous avez entre les mains.
Mais attention aussi : certains articles n’ont pas de code-barres, et certaines fiches n’en mentionnent pas. Ce sont alors la référence, le modèle ou le lot qui prennent le relais. Et surtout, si l’alerte ne touche qu’une partie de la fabrication, le code-barres seul ne suffit pas : il faut obligatoirement vérifier le numéro de lot.
Le lot, l’élément qui tranche
Sur un emballage alimentaire, le numéro de lot se trouve souvent juste à côté de la date de péremption. Il mélange chiffres et lettres, et se niche un peu partout : au fond d’un pot, sur la tranche d’un carton ou le plastique d’un sachet.
Ce numéro est presque toujours présent. Il existe de rares exceptions (notamment quand la date indique clairement le jour et le mois), mais gardez en tête qu’un numéro de lot n’est pas une date de fabrication.
DLC et DDM : deux mentions bien distinctes
| Ce qui est écrit sur le paquet | Ce que cela veut dire pour vous |
|---|---|
| « À consommer jusqu’au… » | C’est la DLC (Date Limite de Consommation) pour les produits frais. Une fois la date dépassée, on ne consomme plus. |
| « À consommer de préférence avant… » | C’est la DDM (Date de Durabilité Minimale). Elle concerne le goût ou la texture. Le produit reste consommable sans risque après cette date. |
| Lot / L / Code de fabrication | L’identifiant exact de la série. Deux paquets identiques en rayon peuvent avoir deux numéros de lot différents… et l’un peut être rappelé sans que l’autre ne le soit. |
Comment bien comparer avec la fiche officielle
Prenez votre emballage et vérifiez le numéro de lot caractère par caractère avec la fiche RappelConso. Jetez aussi un œil au nom, à la marque et au format.
- Tout correspond ? Le rappel vous concerne.
- Un élément diffère (le lot, le format…) ? Votre produit a de très fortes chances d’être hors de cause.
Pensez à garder vos tickets de caisse quand vous le pouvez : ils facilitent grandement le remboursement en magasin.
Gardez une trace dans Alerte-Conso
Une alerte tombe souvent plusieurs jours ou semaines après l’achat. À ce moment-là, l’emballage est parfois jeté, froissé ou tout simplement illisible.
En ajoutant vos produits dans Alerte-Conso au moment des courses, vous conservez leur code-barres directement sur votre téléphone. Vous pouvez aussi scanner le numéro de lot : l’app le lit sur l’emballage, et si le chiffre est mal imprimé ou difficile à trancher, elle vous laisse enregistrer plusieurs versions possibles plutôt que de deviner à l’aveugle. Une photo du produit reste toujours possible en complément.
Ce même scan récupère souvent la date de péremption au passage, et vous prévient plus tard si elle est dépassée : pratique pour un produit qui dort au congélateur depuis des mois. Le jour où un rappel tombe, vous avez déjà tout sous la main pour vérifier.
À lire ensuite : comment fonctionne un rappel de produit et pourquoi un produit conservé peut encore être concerné.